On voit aussi apparaître des "éducateurs comportementalistes" même parfois des "éducateurs comportementalistes canin" ce qui ajoute le ridicule à l'imposture alors qu'ils ne peuvent justifier d'aucune formation de comportementaliste. C'est un abus et une tromperie qui s'aggravent, lorsque ce terme est utilisé pour apporter une apparence de caution scientifique à des activités comme le dressage.
L'éthologie est une science de l'observation, de l'étude du comportement dans toutes ses manifestations et à tous les niveaux, de la cellule à l'organisme entier et aux sociétés animales, des causes qui le déterminent et de ses fonctions (Campan et Scapini). Elle n'a jamais été une technique d'intervention sur le sujet, ce qui d'ailleurs ruinerait toute tentative d'observation.
En revanche, le rôle du comportementaliste est d'apporter son aide à un propriétaire de chien dérouté par un comportement d'apparence inexplicable de l'animal. Cette aide ne peut être apportée que parce que le comportementaliste possède des connaissances suffisantes en éthologie, concernant l'éthogramme du chien, singulièrement du chien familier, jointes à son expérience d'une
approche systémique, le tout lui permettant d'identifier les dysfonctionnements dans cette relation interspécifique et de proposer les changements relationnels souhaitables.
Ce sont ce scepticisme et cette méfiance que s'efforcent
de dissiper la plupart des comportementalistes consciencieux ! |
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LES FORMATIONS
Je conseille à toute personne souhaitant devenir comportementaliste de se renseigner sur les formations dispensées. Le cursus du formateur est capital et doit être indiqué clairement (si vous hésitez, rien ne vous empêche de demander des précisions par courrier ou par mail !).
Le contenu des cours doit être présenté et ne doit pas s'éloigner du rôle de comportementaliste.
Certaines formations proposent le même programme pour devenir éleveur, dresseur ou comportementaliste… Mis à part un sujet commun : "le chien…" ces trois professions n'ont absolument aucun rapport ! Il faut donc y faire attention.
MISE AU POINT
Extrait du n° 433 "LA SEMAINE VETERINAIRE" : 29 novembre 1986 :
Un article signé du Dr Alain Ganivet intitulé "le comportement social du chien" évoque le travail du centre canin d'étude et de formation de Gardeloup.
"Les films vidéo exposant le travail effectué au centre canin d'étude et de formation de Gardeloup ont laissé rêveur plus d'un congressiste".
Il n'y a rien à ajouter à la formule du Dr Ganivet… lui même fait référence au travail de l'éthologiste formateur de comportementalistes. Quid des vétérinaires comportementalistes ? Ils n'existent pas encore...
Le terme de comportementaliste est utilisé depuis 1982, il figure dans un journal de la profession vétérinaire "la semaine vétérinaire" qui annonce, dans son numéro du 9 juin 1990 un colloque intitulé “la collaboration entre le vétérinaire et le comportementaliste” à Montereau. On constate donc que dès 1982, soit depuis plus de 20 ans, les vétérinaires connaissent l'existence des comportementalistes et différencient les deux professions puisque c'est précisément le thème du colloque. Aujourd'hui par contre, ils préfèrent réunir les deux professions en un seul titre et estiment que seuls les "vétérinaires comportementalistes" ont le droit de se revendiquer comme tels.
En avril 1995, M. J-M. Michaux, enseignant et chercheur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons Alfort présente un rapport au Ministère de l'Agriculture dans lequel il déplore l'absence de formation en éthologie des vétérinaires. Voici quelques extraits du "RAPPORT SUR L'ANIMAL ET LE CITADIN", pour vous permettre de vous faire votre propre opinion :
"... Actuellement il existe peu de statistiques relatives à ce sujet. Mis à part les Ecoles Vétérinaires exclusivement spécialisées dans les soins des animaux (que ce soit les animaux de compagnie ou les animaux de rente), il n’existe que peu de centres de formation..."
"... Actuellement le nombre de formations existantes est faible dans le secteur public..."
"... un second handicap à la mise en place de ces formations est l’absence de véritables enseignants. Actuellement, dans les formations existantes il est fréquemment fait appel à d’anciens maîtres-chiens militaires (note : à cette époque existait le Centre d’Etudes du Comportement du Chien).
Extrait du numéro spécial du "BULLETIN DU CONSEIL GENERAL VETERINAIRE" août 1995 :
M. J-P. Houbart citait divers groupes d’étude des animaux familiers et des nouveaux animaux de compagnie, dans la profession vétérinaire mais précisait, page 62 "Les vétérinaires ne sont du reste pas les seuls à suivre de près ces questions et il existe par exemple, un centre d’étude du comportement du chien" -CECC 77130 St Germain Laval- qui s’intéresse aux interactions entre l’homme et le chien et étudie en particulier les anomalies du comportement chez cet animal, dues au milieu. Ce centre a pour but de former des conseillers techniques (les premiers comportementalistes) aptes a travailler, en collaboration avec la profession vétérinaire, au traitement des pathologies comportementales non accompagnées de troubles organiques".
Recherche et communication commune au colloque international de Genève, en 1995, sous la direction et avec le Pr Montagner thème "le chien et l’enfant". Là encore, se côtoient amicalement sociologue, éthologue, vétérinaire....
Le terme "comportementaliste" est déposé à l’INPI par Michel Chanton. À l'origine du métier de comportementaliste en France, ce pionnier a été l'un des premiers à nommer, par le terme de "comportementalisme", l'étude de la perturbation des relations entre la famille et le chien familier. |
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* Comportementaliste: Activité créée en 1986 par
M. Michel CHANTON , Ethologiste - Membre titulaire de la Société Française d’Etude du Comportement Animal. Président d'honneur de la Fédération Internationale des Comportementalistes.
Les comportementalistes qui ne sont pas vétérinaires sont nombreux en France, il existe d’ailleurs des formations dont les responsables sont enregistrés comme formateurs, par la Direction du Travail et de la Formation Professionnelle, au vu de l’intitulé et du programme de formation de comportementaliste. Il n’existe aucune relation entre la "médecine" vétérinaire et la profession de comportementaliste, ce dernier s’intéressant à la relation entre la famille et l’animal, et non à la santé de l'animal.
Les comportementalistes ne nient pas des troubles organiques peuvent être à l’origine des problèmes comportementaux, anomalie cérébrale, ou déficience hormonale par exemple, qui ne peuvent en aucun cas être du ressort d’un comportementaliste. Nous n'avons jamais nié cette possibilité. D'ailleurs, les comportementalistes sérieux exigent que le chien de leurs clients soit examiné par un vétérinaire pour s’assurer de la bonne santé de l’animal.
Rappelons qu'il n'existe que depuis 1998 un diplôme de vétérinaire comportementaliste dispensé par les Ecoles Vétérinaires Françaises, alors que les premiers comportementalistes sont apparus en 1982, donc 16 ans auparavant.
Nous convenons volontiers que la situation a changé depuis 1995 dans la profession vétérinaire, mais il est pour le moins scandaleux de prétendre réserver la profession de comportementaliste aux seuls vétérinaires... On se demande de quel droit, d’ailleurs. C'est une atteinte à la liberté du travail, et comme dirait le Pr. Queinnec "l'incroyable arrogance des vétérinaires....".
"Des personnes privées dont la compétence est parfois sujette à caution exploitent également ce créneau, dans des conditions souvent proches de l’exercice illégal de la médecine vétérinaire et il convient bien évidemment d’être vigilant sur ce point."
Note : de nos jours, la prolifération des formations de comportementalistes proposées par des personnes n’ayant pratiquement aucune connaissance en éthologie (la vérification est facile !) est malheureuse. De nombreuses personnes de bonne foi, souhaitant apprendre le métier de comportementaliste se retrouvent à suivre des cours de dressage, de rééducation des comportements (comment peut on "rééduquer" un comportement ? un comportement s'éduque t il ?)
En mai 1999 deux vétérinaires agissant comme rapporteurs à la demande du ministère de l’agriculture ont conduit une enquête visant à recenser les différents professionnels s’intéressant au comportement du chien. Des comportementalistes ont été reçus par les rapporteurs, notamment par le Dr Fontbonne, vétérinaire, qui a pris note de l’antériorité des comportementalistes non vétérinaires :
"Nous sommes d’accord avec certains vétérinaires : nous déplorons tout autant qu'eux l’existence et l’action souvent néfaste de "pseudo comportementalistes".
Les exemples d’incompétence ne manquent pas, en voici deux :
1 - On peut citer également les propos d’un "éminent spécialiste du comportement du chien" considérant que le chien qu’il examinait souffrait de troubles "comparables à ceux connus chez l’enfant sous le terme d’autisme". La personne qui utilise des noms de pathologies réservées à l'humain dispose d'une incroyable arrogance, en totale opposition avec la notion scientifique, puisqu'elle utilise un anthropomorphisme flagrant.
2 - Il a été conseillé au propriétaire d’un chien de coucher celui-ci sur le flanc, puis de le placer sur le dos, ce chien “ ne connaissant pas la posture de soumission” (dixit le prescripteur) la manipulation étant donc destinée à lui “enseigner” cette posture. Cette prescription n’aurait pu être que la démonstration d’une incompétence navrante, mais elle a conduit à l’hospitalisation en urgence du propriétaire du chien, gravement mordu et à la mort du chien, qui a payé de sa vie l'incompétence du conseiller.
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Dans ces deux exemples les preuves existent concernant ces propos tenus !
Navrant, n’est-ce pas ? Et d’autant plus que les auteurs ne sont pas des "pseudo"
Mais bien des vétérinaires - comportementalistes.
Nous voulons croire qu’il est possible d’exercer tant la profession de comportementaliste que
celle de vétérinaire. Un peu de courtoisie, d'humilité et moins de suffisance y suffirait.
COMPORTEMENTALISTE DEFINITION !!!
Bien des professions nouvelles ne sont pas encore réglementées par l’état, et comme elles restent sans règle d’accès ni organisme de contrôle, il n’est pas aisé pour le public d’y retrouver le cadre qui les définirait ni le professionnel compétent qui l’exerce.
C’est le cas pour le métier encore mal connu et souvent décrié de comportementaliste.
Pourtant, ceux qui s’adressent à ce professionnel sont bien des propriétaires de chien à la recherche de solutions, et il est souvent celui dont les compétences répondent le mieux aux difficultés rencontrées.
Le comportementaliste est trop souvent appelé quand tout semble avoir été tenté, par des maîtres désemparés devant les comportements gênants de leur animal, et s’étant épuisés dans des démarches stériles ou ayant même conduit à l’aggravation de leur situation.
Le comportementaliste doit leur faire comprendre qu’user d’une mauvaise solution n’a d’autre effet que d’ancrer encore les difficultés, voire de les amplifier et éloigner un peu plus des solutions envisageables.
Chaque chien est unique et s’est trouvé façonné par sa lignée, son vécu prénatal, sa naissance, son développement précoce durant le temps passé avec sa mère et sa fratrie, ses expériences dans son environnement d’adoption.
Chaque famille aussi est unique, avec les individus qui la constituent, l’histoire, la sensibilité et les diverses attentes parfois contradictoires de chacun face au chien.
Alors les séances/types, les questionnaires/types et les règles générales sont à fuir, pour tenter de résoudre ce qui ne peut être appréhendé ni approximativement ni superficiellement, avec des recettes sur simplifiées et une action directe sur le chien qui montrent rapidement leurs limites.
Car en effet, lorsqu’un comportement inhabituel ou indésirable du chien familier apparaît, le lieu commun chez les propriétaires ou même chez certains autres professionnels, est de rechercher un élément unique en relation directe avec les problèmes rencontrés – en général, le chien lui-même – et d’agir sur lui pour tenter de modifier son comportement, par un dressage par exemple.
Or, si le dressage (de nos jours couramment appelé éducation canine) autorise un conditionnement du chien pour un objectif prédéfini (rappel, contrôle, ou utilisation à une tâche spécifique) et nous montre là son utilité, il fait par contre apparaître rapidement ses limites face aux situations imprévues ou inattendues, cette fois non définies à l’avance. C’est notamment le cas lorsqu’il s’agit de la résolution des altérations du comportement d’un animal.
L’approche des comportementalistes est entièrement à l’opposé de ces principes qui simplifient à outrance les relations de cause à effet, qui nient les influences du milieu et des individus sur les comportements ou qui tentent sans se soucier du contexte, d’appliquer des recettes générales à des situations individuelles.
Pour le comportementaliste, la question qui se pose à chaque fois n’est pas "quel est le nom de ce qui se passe ? " ou "qu’est-ce qui ne va pas chez ce chien pour qu’il se comporte ainsi et comment agir sur lui pour que ça cesse ?", mais plutôt "quels sont les éléments qui dans l’environnement perceptif peuvent exercer une influence sur les comportements normaux du chien" et "sur quels éléments ou leurs conjugaisons puis-je agir pour atténuer, ou supprimer les difficultés ?".
On s’en aperçoit rapidement, le contexte, les relations, la communication entre l’homme et le chien rend cette approche bien plus complexe qu’aucune autre, et par là même, spécialisée.
Conscient des préjugés qui existent ou du discrédit abusif que l'on renvoie sur sa spécialité, le comportementaliste se doit d’informer le public en général et les propriétaires de chiens en difficulté avec leur animal, de la spécificité de son approche.
Grâce à sa formation dans différentes disciplines scientifiques :
L’éthologie* (humaine et animale) spécialement la connaissance des comportements du chien, de ses codes sociaux et de communication et du cas particulier du chien.
La psychologie, dont une branche dite « systémique » selon laquelle tout groupe constitue un « système » dont chaque élément influe sur les autres (et ceci vaut pour les relations homme/chien)
Le comportementaliste se révèle être "LE" spécialiste qualifié, avec sa connaissance des causes des perturbation des relations homme/chien, des troubles imputables au milieu et des techniques d’entretien dans la relation d’aide.
* (science qui a pour objet l’étude des comportements d’un être vivant dans son milieu naturel).
Dans quels cas consulter ?
Une liste sans fin de situations problématiques apporterait-elle un quelconque intérêt ?
Ne paraît-il pas impossible de rassembler et de catégoriser ce qui ne se ressemble pas ?
Comme souligné longuement plus haut, rien ne ressemble moins à un chien qu’un autre chien, rien ne ressemble moins à une famille qu’une autre famille.
Cet aspect est révélateur, car cette infinie diversité de situations ne permet pas de normaliser les relations ni les dysfonctionnements qui s’y rapportent et si des situations paraissent identiques, elles n’ont jamais ni les mêmes origines, ni les mêmes solutions.
Inacceptable et intolérable pour les propriétaires, voilà le seul dénominateur commun quand une situation inquiète, dérange ou qu’un fait inattendu, inhabituel se produit avec le chien.
C’est déjà une excellente raison pour faire appel à l’expertise d’un comportementaliste qui suivant les problèmes à résoudre, recevra dans son cabinet avec ou sans le chien, ou se rendra à domicile afin de rencontrer ensemble tous les acteurs de la relation.
Souvent par méconnaissance ou par dépit, les propriétaires font appel à nous après avoir rencontré plusieurs autres professionnels, (éleveurs, éducateurs/dresseurs, vétérinaires) preuve s’il en faut que l’on peut consulter un comportementaliste pour n’importe quelle situation difficile.
Il est toutefois important de noter qu’avant de faire appel à nous, l’application de conseils stéréotypés ou de solutions n’ayant aucun rapport avec les difficultés, peuvent ralentir considérablement la progression de notre travail.
Et ne pas oublier que le comportementaliste tient un rôle important en terme de prévention : en effet, bon nombre de situations parfois bien envenimées dans la relation avec un chien, auraient pu être évitées si son aide spécialisée avait été sollicitée en amont.
Lors de l'acquisition, ou mieux encore, avant l’acquisition d'un chiot ou d'un chien adulte, il est judicieux de faire appel à son expertise pour choisir au mieux et pour démarrer "du bon pied" avec ce nouveau venu dans la famille.
Cette démarche devrait devenir un automatisme pour tous les futurs propriétaires, surtout quand il s’agit de leur premier chiot, ou premier chien adopté.
Cette rencontre permet de construire tout de suite une bonne relation avec l’animal, en évitant certaines maladresses et en installant de bonnes habitudes.
Il est ainsi tellement plus facile et confortable d'anticiper d'éventuelles difficultés, plutôt que de se retrouver dans une situation dont on ne sait plus que faire pour s'en soustraire, et qui plonge les propriétaires et le chien dans une incompréhension mutuelle.
Le public connaît mal notre profession bien plus qu’il n’y est réticent.
Il suffit qu’il sache que nous existons auprès des autres professionnels du monde du chien et en quoi nous nous en distinguons.
Ainsi mieux averti de l’aide dont il a besoin, ce public saura mieux se diriger vers les différents intervenants, dans la jungle de ce qui est proposé aujourd’hui, notamment sur Internet, en matière de résolution des problèmes rencontrés dans la cohabitation avec un chien.
Pour conclure, que dire à ceux qui ont fait l’expérience malheureuse
de quelqu’un qu’ils ont cru être un comportementaliste ?
Cette profession n’est pas encore réglementée, or lorsqu’on évoque une appellation représentant une activité professionnelle, on se représente d’abord une formation et une approche, puis une pratique, le tout formant un ensemble correspondant fidèlement à cette activité.
C’est ici qu’il s’agit de distinguer une appellation principale [où la formation, l’approche et la pratique correspondent fidèlement à l’activité professionnelle] d’une appellation secondaire, c'est-à-dire accolée à une appellation principale [où la formation, l’approche et la pratique correspondent à l’activité principale et où l’appellation secondaire exprime une orientation, une tendance qui s’y subordonne, ou même parfois une vague auto proclamation].
La formation, l’approche et la pratique du comportementaliste sont donc bien à différencier de celle par exemple qui porte l’appellation d’éducateur-comportementaliste.
Accolé à éducateur, le terme comportementaliste est détourné de son origine et de sa spécialité, au profit de formations, d’approches et de pratiques mal définies qui sont bien loin de le représenter.
Qui dit "comportements" dit "éthologie", et on ne peut réduire cette science, ni à un conditionnement de l’animal, ni à des idées reçues ou croyances, ni à une liste de recettes stéréotypées ou de théories d’origine inconnue.
L’éthologie du chien doit être l’essence de la démarche des professionnels spécialistes des comportements et des relations Homme/Chien.
Le terme de comportementaliste a été déposé à l’INPI et décrit une pratique principale et spécifique, dans un cadre spécifique lui aussi.
Une utilisation non justifiée et donc abusive du terme à titre secondaire n’est en conséquence pas légale, mais surtout trompeuse et floue pour le public, qui d’ailleurs pour la plupart ne sait plus à qui s’adresser, parce que ne sachant pas qui exerce quelle pratique.
Gageons maintenant qu’il le saura un peu mieux et que dorénavant, les autres professionnels qui utilisent ce terme, même à titre secondaire, sauront redevenir modestes en ne s’attribuant pas des compétences et un titre dont ils ne peuvent justifier.
De nombreux comportementalistes subissent et se plaignent de comparaisons négatives avec des professionnels peu scrupuleux qui utilisent ce titre et dont les connaissances et pratiques sont plus que douteuses, ou avec des internautes qui se croient anonymes et distillent conseils insensés, voire dangereux sous cette appellation.
Commentaires à propos de quelques contorsions sémantiques :
*Peut-on le “dresser à comprendre” ? Certainement pas de même que l’on ne peut Rééduquer un Comportement.
- Eduquer, pour éviter le mot dresser, appelle deux remarques : Eduquer signifie transmettre des connaissances, c’est impossible avec un animal.
Dresser (conditionner) en insinuant qu’on ne dresse pas, mais que l’on “éduque” constitue une tromperie, on dresse (comment faire autrement ?) mais on prétend ne pas le faire.
- éducateur-comportementaliste : un psychologue peut pratiquer la gymnastique ! Mais je n’ai jamais vu d’appareils de musculation dans le bureau d’un psychologue... C’est l’un ou l’autre.
- canin : un éducateur-comportementaliste-”canin” ne peut être qu’un chien !
- éthologie : c’est une science de l’observation, pas une technique d’intervention, certains accaparent ce terme pour l’associer à “éducation” c’est grotesque et cela révèle, là aussi, une intention de tromper.
* Il est important d’informer ici ces ravisseurs, anonymes ou non,
que les comportementalistes entendent maintenant clarifier ces abus
et pourront décider de faire usage de leurs droits à cet égard.
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