SOMMAIRE
- Interwiew
- Important
- Mise au point
- Le clicker et sa « réelle » utilité
- Comportementaliste définition
INTERVIEW

Au début des années 1990, une formation sérieuse de comportementaliste fut élaborée par l'éthologiste M.C. en s'inspirant de l'approche dite de "Palo Alto" dont le groupe était composé de psychiatres, de psychologues et d'éthologistes.
Le comportementalisme et les thérapies systémiques n'ont donc jamais été fondés, ni élaborés par des vétérinaires, mais bien par des éthologistes. Cette discipline ne nécessite aucunement d'études vétérinaires pour être exercée (à condition toutefois, d'avoir suivi une sérieuse formation spécialisée).
Il faut savoir que jusqu'en 1998, les nombreuses années de formation vétérinaire ne comprenaient pas une seule heure sur ce sujet (rapport du Dr Michaux). C'est seulement depuis 1998 qu'ils peuvent choisir une option qu'ils appellent "pathologies comportementales" et qui comprend une cinquantaine d'heures sur toutes leurs années d'étude. Et malheureusement, certains vétérinaires se suffisent de cette option pour se déclarer "spécialistes".
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Important !
L'éthologie est une science de l'observation, de l'étude du comportement dans toutes ses manifestations et à tous les niveaux, de la cellule à l'organisme entier et aux sociétés animales, des causes qui le déterminent et de ses fonctions (Campan et Scapini). Elle n'a jamais été une technique d'intervention sur le sujet, ce qui d'ailleurs ruinerait toute tentative d'observation.
En revanche, le rôle du comportementaliste est d'apporter son aide à un propriétaire de chien dérouté par un comportement d'apparence inexplicable de l'animal. Cette aide ne peut être apportée que parce que le comportementaliste possède des connaissances suffisantes en éthologie, concernant l'éthogramme du chien, singulièrement du chien familier, jointes à son expérience d'une approche systémique (psychologie humaine), le tout lui permettant d'identifier les dysfonctionnements dans cette relation interspécifique et de proposer les changements relationnels souhaitables.
MISE AU POINT
Extrait du n° 433 "LA SEMAINE VETERINAIRE" : 29 novembre 1986 :
Un article signé du Dr Alain Ganivet intitulé "le comportement social du chien" évoque le travail du centre canin d'étude et de formation de Gardeloup.
"Les films vidéo exposant le travail effectué au centre canin d'étude et de formation de Gardeloup ont laissé rêveur plus d'un congressiste".
Il n'y a rien à ajouter à la formule du Dr Ganivet… lui même fait référence au travail de l'éthologiste formateur de comportementalistes. Quid des vétérinaires comportementalistes ? Ils n'existent pas encore...
Le terme de comportementaliste est utilisé depuis 1982, il figure dans un journal de la profession vétérinaire "la semaine vétérinaire" qui annonce, dans son numéro du 9 juin 1990 un colloque intitulé “la collaboration entre le vétérinaire et le comportementaliste” à Montereau. On constate donc que dès 1982, soit depuis plus de 20 ans, les vétérinaires connaissent l'existence des comportementalistes et différencient les deux professions puisque c'est précisément le thème du colloque. Aujourd'hui par contre, ils préfèrent réunir les deux professions en un seul titre et estiment que seuls les "vétérinaires comportementalistes" ont le droit de se revendiquer comme tels.
En avril 1995, M. J-M. Michaux, enseignant et chercheur à l’Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons Alfort présente un rapport au Ministère de l'Agriculture dans lequel il déplore l'absence de formation en éthologie des vétérinaires. Voici quelques extraits du "RAPPORT SUR L'ANIMAL ET LE CITADIN", pour vous permettre de vous faire votre propre opinion :
"... Actuellement il existe peu de statistiques relatives à ce sujet. Mis à part les Ecoles Vétérinaires exclusivement spécialisées dans les soins des animaux (que ce soit les animaux de compagnie ou les animaux de rente), il n’existe que peu de centres de formation..."
"... Actuellement le nombre de formations existantes est faible dans le secteur public..."
"... un second handicap à la mise en place de ces formations est l’absence de véritables enseignants. Actuellement, dans les formations existantes il est fréquemment fait appel à d’anciens maîtres-chiens militaires (note : à cette époque existait le Centre d’Etudes du Comportement du Chien).
Extrait du numéro spécial du "BULLETIN DU CONSEIL GENERAL VETERINAIRE" août 1995 :
M. J-P. Houbart citait divers groupes d’étude des animaux familiers et des nouveaux animaux de compagnie, dans la profession vétérinaire mais précisait, page 62 "Les vétérinaires ne sont du reste pas les seuls à suivre de près ces questions et il existe par exemple, un centre d’étude du comportement du chien" -CECC 77130 St Germain Laval- qui s’intéresse aux interactions entre l’homme et le chien et étudie en particulier les anomalies du comportement chez cet animal, dues au milieu. Ce centre a pour but de former des conseillers techniques (les premiers comportementalistes) aptes a travailler, en collaboration avec la profession vétérinaire, au traitement des pathologies comportementales non accompagnées de troubles organiques".
Recherche et communication commune au colloque international de Genève, en 1995, sous la direction et avec le Pr Montagner thème "le chien et l’enfant". Là encore, se côtoient amicalement sociologue, éthologue, vétérinaire....
Les comportementalistes qui ne sont pas vétérinaires sont nombreux en France, il existe d’ailleurs des formations dont les responsables sont enregistrés comme formateurs, par la Direction du Travail et de la Formation Professionnelle, au vu de l’intitulé et du programme de formation de comportementaliste. Il n’existe aucune relation entre la "médecine" vétérinaire et la profession de comportementaliste, ce dernier s’intéressant à la relation entre la famille et l’animal, et non à la santé de l'animal.
Les comportementalistes ne nient pas des troubles organiques peuvent être à l’origine des problèmes comportementaux, anomalie cérébrale, ou déficience hormonale par exemple, qui ne peuvent en aucun cas être du ressort d’un comportementaliste. Nous n'avons jamais nié cette possibilité. D'ailleurs, les comportementalistes sérieux exigent que le chien de leurs clients soit examiné par un vétérinaire pour s’assurer de la bonne santé de l’animal.
Rappelons qu'il n'existe que depuis 1998 un diplôme de vétérinaire comportementaliste dispensé par les Ecoles Vétérinaires Françaises, alors que les premiers comportementalistes sont apparus en 1982, donc 16 ans auparavant.
Nous convenons volontiers que la situation a changé depuis 1995 dans la profession vétérinaire, mais il est pour le moins scandaleux de prétendre réserver la profession de comportementaliste aux seuls vétérinaires... On se demande de quel droit, d’ailleurs. C'est une atteinte à la liberté du travail, et comme dirait le Pr. Queinnec "l'incroyable arrogance des vétérinaires....".

Le "Clicker Training"
Je me suis intéressé à la "méthode soit disant révolutionnaire " du clicker training.Le "Clicker Training", un accessoire à la mode qui déferle en Europe...
Le clicker training est dérivé du dressage des dauphins. Étant dans l'impossibilité de montrer tel ou tel exercice à cet animal aquatique, il convient d'attendre une réponse souhaitée et de la récompenser d'un coup de sifflet et d'un poisson. Avec beaucoup de patience et des astuces, on peut l'inciter à faire quelques gestes pré définis, et avoir la réponse voulue. Le sifflet pour les dauphins est remplacé, pour le chien, par un "clicker".
Les récupérateurs de cette méthode de conditionnement voudraient nous faire croire que c'est en fait une méthode éducative nouvelle, révolutionnaire et sans faille. Si le conditionnement est bien une phase nécessaire de l'éducation, il ne saurait s'y substituer.
Que le conditionnement au clic soit rapide et efficace, c'est uniquement par ce qu'il y a récompense à la nourriture mais on ne peut créer de lien solide avec son chien uniquement en lui donnant de la nourriture.
Qu'il devienne une pédagogie éducative, c'est ABSURDE ET MENSONGER.
On ne peut conditionner le chien à revenir car c'est une chose non naturelle pour lui, avec ou sans clic il y aura un très bon rappel seulement s'il y a de bonnes interactions comportementales homme/chien et là nous sommes bien loin du conditionnement !!
Mais qu'en est-il de son obéissance ? Est-ce un gage de relation durable et ancrée ? Ce même chien, lancé plein galop derrière un lapin, reviendra-t-il mieux au rappel après ces exercices de cirque ? Sûrement pas !
Les américains, adeptes du spectacle, pratiquent régulièrement "LE FREE STYLE" avec leurs chiens, c'est très bien, mais ça reste du cirque.
La relation avec un chien et son maître, au sens propre du terme, est un domaine non réductible au simple conditionnement.
Rien de nouveau donc, le gadget en plus sans réelle communication homme/chien. Un claquement de langue convient aussi. Ce gadget n'amène rien de neuf sur les méthodes de conditionnement.
Beaucoup d'éducateurs travaillent dans le sens du renforcement positif, sans clicker, sans crier à la révolution pour autant. Et que dire lorsque l'on entend qu'avec ce "Clicker" on peut "rééduquer un comportement et régler les problèmes de comportement"? C'est avouer tout simplement son ignorance en la matière que de vouloir affirmer cette ineptie !!
Mon opinion qui est aussi partagée par beaucoup d'autres sur cette méthode est claire : Le "Clicker" est un artifice, et ne peut que parasiter les réelles relations qu'un humain peut tisser avec son chien.
Cet objet serait d'un grand secours aux muets, s'il portait aussi loin qu'un bon vieux sifflet...
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COMPORTEMENTALISTE DEFINITION !!!
Pour le comportementaliste, la question qui se pose à chaque fois n’est pas "quel est le nom de ce qui se passe ? " ou "qu’est-ce qui ne va pas chez ce chien pour qu’il se comporte ainsi et comment agir sur lui pour que ça cesse ?", mais plutôt "quels sont les éléments qui dans l’environnement perceptif peuvent exercer une influence sur les comportements normaux du chien" et "sur quels éléments ou leurs conjugaisons puis-je agir pour atténuer, ou supprimer les difficultés ?".
On s’en aperçoit rapidement, le contexte, les relations, la communication entre l’homme et le chien rend cette approche bien plus complexe qu’aucune autre, et par là même, spécialisée.
Grâce à sa formation dans différentes disciplines scientifiques :
L’éthologie* (humaine et animale) spécialement la connaissance des comportements du chien, de ses codes sociaux et de communication et du cas particulier du chien.
La psychologie, dont une branche dite « systémique » selon laquelle tout groupe constitue un « système » dont chaque élément influe sur les autres (et ceci vaut pour les relations homme/chien)
Le comportementaliste se révèle être "LE" spécialiste qualifié, avec sa connaissance des causes des perturbation des relations homme/chien, des troubles imputables au milieu et des techniques d’entretien dans la relation d’aide.
* (science qui a pour objet l’étude des comportements d’un être vivant dans son milieu naturel).
Commentaires à propos de quelques contorsions sémantiques :
*Peut-on le “dresser à comprendre” ? Certainement pas de même que l’on ne peut Rééduquer un Comportement.
- Eduquer, pour éviter le mot dresser, appelle deux remarques : Eduquer signifie transmettre des connaissances, c’est impossible avec un animal.
Dresser (conditionner) en insinuant qu’on ne dresse pas, mais que l’on “éduque” constitue une tromperie, on dresse (comment faire autrement ?) mais on prétend ne pas le faire.
- éducateur-comportementaliste : un psychologue peut pratiquer la gymnastique ! Mais je n’ai jamais vu d’appareils de musculation dans le bureau d’un psychologue... C’est l’un ou l’autre.
- canin : un éducateur-comportementaliste-”canin” ne peut être qu’un chien !
- éthologie : c’est une science de l’observation, pas une technique d’intervention, certains accaparent ce terme pour l’associer à “éducation” c’est grotesque et cela révèle, là aussi, une intention de tromper.
* Il est important d’informer ici ces ravisseurs, anonymes ou non,
que les comportementalistes entendent maintenant clarifier ces abus
et pourront décider de faire usage de leurs droits à cet égard.
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